 |
|
| Previous topic :: Next topic |
| Author |
Message |
Fantine Aveleen ~Day Class~
 Offline
Joined: 13 Jul 2009 Posts: 13
Nom du personnage rpg:: Fantine Aveleen Clan: Hunter Point(s): 16 Moyenne de points: 1.23
|
Posted: Sun 13 Dec - 12:31 Post subject: Promenons-nous dans les bois, tant que les loups y chantent |
|
|
Fantine n’eut pas la force de regagner son lit. Dès qu’elle poussa la porte de sa chambre, presque vide, et qu’elle la referma, elle s’écroula par terre, vaincue par le sommeil, et se replia sur elle-même dans une position fœtale. Elle dormait toujours dans cette position, même si en général, elle se trouvait dans son lit. Mais elle avait toujours dormi dans la forêt, avec pour tout confort un semblant de petit nid fait d’aiguilles de pins et de branchages guère agréables. Elle était habituée à sommeiller dans le froid, dans le vent, sur des sols durs et glacés. Tout au mieux, elle avait pu se construire un petit lit de feuilles mortes à l’automne ou d’herbes naissantes au printemps, mais rien de plus. La jeune fille se laissa bercer d’un sommeil sans rêves. La nuit l’enveloppait d’un voile protecteur. Il n’y avait que pendant cette période de la journée qu’elle se sentait sereine. Les humains ne vivaient pas dans l’obscurité, ils avaient plutôt tendance à la fuir. Elle savait que la nuit, elle ne risquait presque rien, personne ne pouvait la surprendre ni l’attaquer. La nuit était son domaine, son moment de prédilection, comme elle l’avait toujours été durant son enfance. Elle aimait déambuler dans les rues sombres et désertées, grimpahuter sur des vielles ruines désolées, errer entre les arbres resserrés d’une inextricable forêt. Au cours de ses balades nocturnes, elle ne rencontrait pour seule âme que celle d’un chat vagabond, d’un pauvre ivrogne qui sortait d’un bar, ou d’un vampire. Rarement, elle croisait un être humain, alors forcément, elle ne pouvait qu’être à son aise. Elle ne pouvait que s’en sentir heureuse et rassurée. Elle détestait les Hommes, de même qu’elle détestait les Vampires et qu’elle détestait tout le monde. Elle avait toujours appris qu’elle ne pouvait leur faire confiance, que tôt ou tard, ils finissaient par trahir et lyncher même leur meilleur ami ou l’amour de leur vie. L’amour et l’amitié… Cela était d’ailleurs des choses qui n’existaient pas. Ce n’étaient que des illusions que les Hommes avaient inventées pour donner un sens à leur vie quand ils se sentaient trop faibles pour survivre seuls, ou trop orgueilleux pour supporter l’idée de ne pas être aimé ni admiré de qui que ce soit. Le seul sentiment qui avait vraiment de valeur aux yeux de Fantine, c’était la haine et le mépris que les Hommes pouvaient parfois éprouver l’un envers l’autre. Cela ne changeait presque jamais. La haine, le mépris, la jalousie, tous ses sentiments vils et abjects étaient bien plus solides que toutes ces illusions comme l’amour ou le bonheur. C’est pourquoi elle ne pouvait avoir confiance en eux.
Lorsqu’elle s’éveilla, quelques heures plus tard, trois ou quatre tout au plus – elle était incapable de dormir de trop longues heures à la suite, par habitude – Fantine se redressa, et s’adossa contre la porte de la chambre, ramenant ses longues jambes élancées contre sa poitrine. Elle était toujours un peu fatiguée, mais elle ne pouvait plus dormir. Elle regarda sa chambre d’un coin à l’autre. La décoration était sommaire, pour ne pas dire totalement inexistante. Pour tous meubles, se trouvait deux lits, dont l’un était inutile, puisqu’elle ne partageait sa chambre avec personne, deux tables de chevet, et une commode, qui ne contenait presque rien. Les murs étaient blancs, il n’y avait pas de rideau aux fenêtres. Il eut paru impossible de songer que quelqu’un puisse vivre dans cette pièce tant elle était dénudée de tout si bien qu’aucune présence ne semblait y résider. Mais ce qui s’y trouvait suffisait amplement à Fantine. La seule touche personnelle qu’elle s’était accordée, c’était une petite photographie qu’elle avait encadrée, représentant les grandes forêts alaskiennes enneigées dans lesquelles elle avait probablement été plus heureuse qu’elle ne le serait jamais de toute l’existence qu’il lui restait à vivre. Mais hormis cette photo, il n’y avait rien. Fantine n’avait jamais vécu dans le luxe, et le méprisait. Ce n’était qu’une chose de plus parmi tant d’autre inventée par les Hommes, qui n’était pas d’utilité à elle qui reniait presque son humanité. La jeune fille se leva, et décrocha sa longue cape rouge de ses épaules qu’elle jeta négligemment sur son lit. Elle se dirigea vers la douche, se dévêtît et laissa l’eau glacée couler sur elle pendant de longues, très longues minutes. Cela lui faisait le plus grand bien. Elle aurait volontiers plongé dans un des torrents violents et glacials qui serpentaient les vallées de son pays natal, mais elle n’était pas prête d’y retourner. Un jour, si elle était toujours vivante d’ici-là, elle repartirait. Mais trop de souvenirs la torturaient encore pour qu’elle en fût capable. Pourtant, Dieu savait que ces grandes étendues sauvages et délaissées lui manquaient cruellement, qu’un gouffre béant tailladait son cœur, et qu’autour de ce gouffre, tout n’était que désert et désolation. Le temps s’écoula au même rythme que l’eau. Une fois sortie qu’elle fût sortie de la douche et qu’elle se fût séchée, elle revêtit une courte robe de cuir noire, cintrée d’une large ceinture rouge qui tombait lâchement sur ses hanches, puis enfila ses longues bottes à talons et jeta sur ses épaules une légère veste noire. Elle ne prit pas la peine de se coiffer ni même de sécher ses cheveux, et sans un regard un arrière, quitta sa chambre vivement, en ayant pris soin de sangler son revolver (arme anti-Humain) sur le haut de sa cuisse, caché par sa jupe, et d’avoir attaché son fusil (arme anti-vampire) dans son dos, caché par son ample veste. Elle avait besoin de sentir l’air glacé lui fouetter le visage, de sentir la nuit l’envelopper et la protéger comme elle avait toujours si bien su le faire. Elle se fondit dans l’ombre de l’Académie, et, parvenant jusqu’aux hauts murs, se servit agilement d’un arbre adjacent pour l’escalader et sauter par-dessus, atterrissant aisément de l’autre côté. Elle s’éloigna discrètement, sans que personne ne la remarque, et prit la direction de la forêt. Les rues étaient désertes, comme à l’accoutumée. Le silence l’entourait, seul le bruissement des feuilles et le bruit de quelques animaux nocturnes parvenaient à ses oreilles. Parvenue dans la forêt, elle se laissa guider par son instinct, les yeux mi-clos, et finit par découvrir une petite clairière, à peine éclairée par le clair de lune. Elle s’assit contre un arbre, allongeant ses jambes devant elles, ses doigts jouant avec le pendentif qu’elle portait à son cou. Elle avait froid, mais ce froid lui donnait l’impression d’exister, alors elle l’appréciait plus que tout. Au loin, le ruissellement d’un petit ruisseau chantonnait à l’écart dans la nuit. Elle ferma les yeux et s’assoupit un peu, somnolant d’un œil, l’autre aux aguets. Elle songeait à tout ce qui s’était passé cette soirée. Pour la première fois, elle s’était vraiment sentie…heureuse de rencontrer quelqu’un comme Hiro. Un sourire éclaira son visage. Peu de gens avaient su l’apaiser, peu de gens avaient pu apporter un peu de réconfort à son pauvre cœur supplicié. A vrai dire, il n’y avait que son père adoptif.
[ Flash - Back ]
Fantine dérivait sur son pauvre bateau de fortune, petite pirogue qu’elle avait trouvé au bord de la rivière impétueuse qui sillonnait sa forêt alaskienne. Elle était montée à bord pour partir loin de son territoire, mais désormais, sans même qu’elle ne rende compte, elle avait quitté ses terres natales, et voguait sur un immense océan. Cela faisait des jours et des jours qu’elle n’avait plus vu la terre ferme. Elle n’avait pu faire demi-tour, et ne pouvait qu’attendre que la Mort daigne enfin la prendre dans ses bras. La fatigue, la faim, et la soif commençait à avoir raison d’elle, et l’eau de mer qu’elle buvait depuis le début de son involontaire voyage apportait quelques maladies dans son organisme déjà fortement affaibli. Elle était étendue par terre, respirant faiblement, sentant la vie la quitter. Le soleil de l’aube naissante l’aveuglait lorsque sa petite pirogue atteint une plage de sable. Mais Fantine était trop faible pour s’en rendre compte. Elle n’avait même plus la force de gémir. Alors qu’elle sentait la vie la quitter enfin, et qu’elle voyait un nouveau soleil apparaître loin, très loin encore, mais pourtant si proche, elle entendit une voix lui parler – mais était-ce bien à elle que l’on parlait – elle se sentit soulevée, et emportée. Son esprit se débattait comme il le pouvait, mais en réalité, pas un de ses membres ne remuait, son âme était prisonnière de ce corps son force dont elle ne pouvait s’extirper. Elle savait quels dangers elle courait : un Homme était là, trop près d’elle. Mais elle n’arrivait pas à s’enfuir. Elle sombrait dans un océan de ténèbres, et la Mort n’était pas maître en ces lieux. Quelques heures plus tard, lorsqu’elle s’éveilla, elle était allongée sur… sur quoi ? C’était quelque chose de moelleux, rebondissant, et puis des tissus la recouvrait, elle avait trop chaud, bien trop chaud. Et des… longs objets filiformes partaient de son bras. Non, c’était pire, ils étaient implantés dans son bras !!! Fantine poussa un hurlement retentissant, et avec le peu d’énergie qu’elle avait retrouvé, arracha ses perfusions d’un geste vif, se leva brusquement en tanguant, mais la porte de sa chambre s’ouvrit, et une femme en blouse blanche entra. Fantine était prisonnière. Les Hommes l’avaient attrapée, ils allaient la tuer, comme ils tuaient les loups avec qui elle avait vécu, comme son père avait tué sa mère d’un coup de hache dans l’encéphale. Paniquée, la petite fille plongea sous son lit, et donna des coups de pieds et de poings, griffant jusqu’au sang l’infirmière qui n’avait pas d’autres intentions que de l’aider. Et puis finalement, elle finit par n’en plus pouvoir, et laissa ses larmes déborder, vaincue. Fantine resta plusieurs jours ainsi à l’hôpital. Quand elle eut repris suffisamment de force, les médecins déclarèrent qu’elle n’avait plus de raison de rester. Mais était donné son état, il était préférable de l’envoyer au service de psychiatrie. Fantine ne comprenait rien à ce qu’il disait. Elle n’avait plus parlé depuis près de dix ans, et les seuls mots qu’elle avait connus étaient anglais. Un autre Homme répondit à celui qui avait parlé jusqu’à présent. Ce-dernier emmena l’enfant avec lui. Fantine était terrorisée, mais elle était trop affaiblie moralement. Elle s’était résigné à son destin, et avait compris qu’elle ne pouvait rien contre ces Hommes. Quand il parvint chez lui – une petite maison typiquement japonaise –, l ’Homme installa Fantine dans une petite chambre dont la porte donnait sur un magnifique jardin.
« Repose-toi, petite enfant » lui dit-il avec un sourire, tendant affectueusement la main vers son visage enfantin pour en chasser ses longs cheveux qui cachaient son regard.
Mais à peine l’eut-il effleuré que Fantine hurlait et reculait si précipitamment qu’elle avait déjà franchi les shoji, ses panneaux coulissant en bois que l’on trouve dans les maisons traditionnelles, et tombait du haut de la terrasse de bois. Ne prenant pas le temps de s’attarder sur sa douleur, elle courrait déjà et alla se terrer derrière un des buissons du jardin, tremblant de tout son petit être. Elle resta là longtemps. L’Homme ne chercha pas à la voir. Fantine sentait sa présence, elle savait qu’il n’était pas loin, à la surveiller. Elle ne pouvait s’enfuir. Quelques heures plus tard – la petite fille tremblait toujours – il déposa devant elle un bol de soupe, en lui adressant un sourire compatissant. Fantine le regarda, apeurée, et il s’éloigna aussitôt. Dès qu’il fut loin, elle observa suspicieusement le bol, et y goûta à petites gorgées. Elle trouva cela délicieux, mais craignait de devenir malade comme elle l’avait été bien souvent à cause de petites baies, qu’elle balança le bol loin d’elle. Une petite souris qui passait par là l’attirait beaucoup plus. Fantine chassait depuis très longtemps avec une grande agilité, et attraper le rongeur ne lui posa que peu de difficultés. Ce n’était pas la viande qu’elle préférait, mais au moins, le pauvre animal apaisa un peu sa faim. Fantine finit par s’endormir derrière son petit buisson. Et lorsqu’elle se réveilla, elle se trouvait dans ce qui – elle l’apprendrait plus tard – se nommait un lit. L’Homme lui apporta de quoi manger sur un plateau, mais Fantine le lança avec un nouveau cri de terreur et courut à travers toute la maison. Elle trouva refuge dans l’ombre d’une cheminée, à l’intérieur de laquelle elle se cacha, se couvrant sans le vouloir de suie, toujours autant affolée. Elle cherchait à s’enfuir de cette prison, mais à chacune de ses tentatives, l’Homme la rattrapait en lui partant certes gentiment, mais en la rattrapant quand même. Quand elle n’était pas en phase de crise et qu’elle se calmait (c’est-à-dire, lorsqu’elle n’en pouvait plus de se battre), il lui parlait doucement, tendrement, mais Fantine ne comprenait rien à sa langue. Les jours passèrent ainsi pendant longtemps. Quand elle ne se réfugiait pas dans la cheminée ou sous un buisson, Fantine restée cachée, non sans trembler d’effroi, sous son lit, sous une table, et même une fois, se creusa – non sans difficultés et non sans ongles cassés jusqu’au sang – un petit terrier dans le jardin. Mais peu à peu, Fantine comprit que cet Homme ne lui voulait pas de mal. Malgré tous les coups de griffes, malgré tous les coups de pieds et de poings qu’elle lui avait infligés lors de ces crises, il était toujours soucieux et très attentionné vis-à-vis d’elle. A force de temps, de patience, et de bonnes intentions, il eut raison des frayeurs de l’enfant. La petite fille commença enfin à daigner lui montrer un brin de reconnaissance. Elle entreprit de ne plus rejeter ses repas, et à ne plus s’enfuir quand il s’approchait d’elle, et de ne plus hurler dès qu’elle était trop paniquée. Cette peur farouche qui dictait complètement chacun de ses actes depuis le début s’atténuait enfin un peu. Un lien solide était en train de se tisser peu à peu entre eux, sans qu’elle en eut vraiment conscience.
« Je m’appelle Uruy Akiyoshi » lui dit-il un jour. « Et toi ? »
« Fa… Fant… Fantine » répondit la petite fille, parlant pour la première fois, dix-mois après leur première rencontre.
Un souvenir trop longtemps enfoui revint à la surface. Elle se souvint qu’autrefois, c’était ainsi qu’on l’appelait quand on s’adressait à elle. Mais c’était il y avait fort fort longtemps.
A force de l’écouter lui parler pendant parfois des heures entières, essayant de lui apprendre à s’exprimer, l’enfant commença lentement à parler. C’était un grand pas pour elle. Elle avait vécu pendant près de dix ans comme une véritable sauvage, et avait perdu toute trace de son humanité, et finalement, elle commençait à la retrouver. Les années passèrent, et Fantine finit par accorder toute sa confiance à Akiyoshi. Elle avait peur de tout le monde, mais pas de lui. Elle fuyait la compagnie des autres comme elle le pouvait, mais ne hurlait plus de terreur en leur présence, et montrait de moins en moins de répugnance à les fréquenter, bien qu’elle en resta toujours associable. On pouvait dire qu’elle devenait enfin humaine.
[ Fin du Flash – Back ]
Parce qu’elle l’avait déjà vécu auparavant, elle avait le sentiment qu’avec Hiro, les choses étaient un brin semblable. Elles ne s’étaient pas déroulées de la même manière, mais le résultat était pourtant bien similaire. Il avait su, comme Akiyoshi l’avait fait des années auparavant, apporter un peu de lumière à son cœur baignant dans les ténèbres, il avait su la dérouter au point qu’elle commence à s’attacher à lui. Ces pensées lui arrachèrent un joyeux mais discret petit rire cristallin, qui retentit dans le silence de la nuit noire. Une volée d’oiseaux s’envola au son de ce bruit, et un renard bondit d’entre les buissons qu’il arpentait silencieusement à la recherche de baies pour s’enfuir loin de ce bruit qui l’avait effrayé. Fantine avait toujours le regard dans le vide, ressassant ses souvenirs, et de son doigt, dessinait des ronds dans la terre sableuse qui entourait l’arbre contre lequel elle était adossée, sans se rendre vraiment compte de ce qu’elle faisait. Elle somnolait toujours à moitié, juste assez pour se reposer, juste assez pour rester sur ses gardes. Son esprit vaguait d’un souvenir à l’autre, d’un rêve à l’autre, lui arrachant tantôt un sourire nostalgique, tantôt un rire léger. Mais soudain, alors qu’elle sommeillait toujours à moitié, le craquement sonore d’une branche retentit. Exactement le bruit que l’on entend lorsque l’on marche sur un fin morceau de bois sec. Fantine réagit au quart de tour, et se leva d’un bond, décrochant son fusil qu’elle pointa en direction de l’intrus qui venait troubler le petit paradis dans lequel elle s’était trouvée jusqu’à ce que quelqu’un n’arrive, son regard fulminant. Elle ne supportait pas que quiconque puisse gâcher ses rares moments où elle se sentait si bien, loin de tout et de tout le monde, dans un endroit si calme et si apaisant, qui lui évoquait les montagnes où elle avait vécu autrefois. Elle ne supportait pas qu’un Homme ou autre vienne la déranger alors qu’un cet instant, elle était vraiment sereine.
[ J'ai conscience que presque tout le monde étant au bal, peu de personnes pourront mais répondre. Mais j'affectionne beaucoup ce personnage, j'avais vraiment envie de la jouer, j'attendrais le temps qu'il faudra pour que quelqu'un se libère et veuille bien RP avec moi ^_^" ] _________________

|
|
| Back to top |
|
 |
Kirali Hikari ~Vampire~
 Offline
Joined: 13 Sep 2008 Posts: 29
Nom du personnage rpg:: Kirali Hikari Clan: Vampire Rang: Noble Point(s): 31 Moyenne de points: 1.07
|
Posted: Wed 23 Dec - 13:45 Post subject: Promenons-nous dans les bois, tant que les loups y chantent |
|
|
Le sang et les crimes ne sont que le commencement, d'une longue vie plein de souffrance et de pêcher. Et c'était pourtant la voie que Kirali avait choisi. Les pétales de rose pouvaient tomber sur ses mains ensanglantées et laisser leur doux parfum enveloppés ses crimes, mais ce sont là qu'une douce illusion bercé de folie. Elle n'avait rien a cacher, elle haïssait les belles choses de la vie, l'amour ou l'amitié. Ce n'était pas parce qu'elle avait était élevée ainsi, non, il lui arrivait encore parfois de se rappeler d'une lointaine vie humaine. L'époque où on pouvait voir apparaitre son sourire illuminer par le clair de lune, son regard pétillant de bonheur et de joie, d'amour et d'espoir qu'elle éprouvait pour le monde, pour son amour pour elle....Tout ça étaient si lointain, si révolu. Maintenant elle n'était plus qu'un simple pantin, une âme vide qui continuée a grand regret à toucher un monde perdu, un monde souiller par des multiples autres âmes qui peuplaient le monde. Tous n'étaient que des illusions, leurs rires, leurs sentiments, leurs façons de vivre qui lui faisait pitiés. C'était un monde remplit de mensonge et de trahison et combien même sa vie avait était souillé, sa vengeance restait intacte. Oui ce sentiment de haine grandissant peu à peu, lui permettant de combattre, d'avoir un but était la seule chose qu'il lui restait. Elle avait tout donnée, et la seule chose qu'elle eut en retour et qu'on lui ait volé son cœur, brisée en miette et piétinais son âme, lui laissant juste un arrière gout de désespoir. La noirceur humaine était sans limite, c'était des êtres dont la noirceur était impure caché sous la chair, et qui avait pour seul but de vous exterminer. Il suffisait juste de montrer vos crocs, d'ouvrir légèrement votre bouche et montrer vos capacités, pour qu'un cris aiguë s'élève dans l'air et remonte jusqu'à vos oreilles, afin de vous casser les tympans. Ensuite, il suffisait que la peur et la panique pour que cette petite âme fragile pour que l'heure d'après, sa races vous poursuivent vous chassant sans relâche comme des chiens de chasse qui poursuivent avec hargne le gibier. Sauf qu'elle n'était pas comme ses imbéciles, non, elle n'était pas Kuran ni même ce Daymoji. Elle était Kirali, elle était elle, du moins juste l'ombre d'elle même. Les belles principes de la courtoisie et les jeux de pouvoir n'étaient guerre que de la poussière a ses yeux. Elle faisait partit d'un monde unique remplit d'hypocrisie et de manigance. Mais ce genre de chose était bien trop futile à son regard et préférée laisser ce petit enfant capricieux qu'est Ryoji prendre les rênes à sa guise, et jouer les petits sang-sue et parasite. Non elle, n'agissait seulement que dans l'ombre et pour son intérêt personnelle. Kuran était aveugle et Ryoji ne se refaisait pas, même son espèce la désespérer tout au point. Mais le seul divertissement qu'elle avait dans tout cela, était de voir le sang coulait, les cris de souffrances traverser ses oreilles comme une douce mélodie. Et de pouvoir un peu éternuer sa soif de vengeance, sa colère a travers une chair dont elle s'amusait a enfoncer ses crocs sans douceurs, et a vider tout le sang qui pouvait contenir dans un corps frêle. Mais ce qui l'amusait encore plus était de voir ce regard de supplice que lui lançait sa proie, ce regard remplit de peur, de désespoir comme une souris qui s'apprête a se faire manger par le chat. Si la souris s'agitait trop, c'était encore mieux car elle pouvait enfoncer sa mains dans ce corps, et arracher les organes de ses mains. après ça, il ne lui rester plus que de voir cette chose mourir a petit feu. C'était là tout ses plaisirs qu'elle s'offrait à servir un vampire pathétique qui n'avait yeux que une seule femme, et qui maintenant allait devoir jouer au échec avec ce chère prince.
Mais ce simple constat d'exaspération la menait aussi dans l'amusement, car oui si les choses se passaient ainsi, elle n'aurait pas de doute que très prochainement, une étincelle de vie naitra au plus profond d'elle même. elle pouvait déjà sentir l'odeur du sang se rependre dans cette académie si prestigieuse. Les cris des humains face a ce qu'il vont les attendre, le surmenages de ses foutus hunters...mais ce qui la réjouissait encore plus c'était ce visage...le visage du bel ange se décomposait lorsqu'elle aura finit avec lui. Muraki..Muraki. Un prénom si bon a entendre, mais qui le sera surement encore plus lorsqu'elle aura vu dans ce regard détestable le regret d'avoir quitté si vite ce monde. Elle en sera comblée lorsque cette homme dont sa répugnance de devoir collaborer avec, tombera a ses pieds tel qu'un misérable pantin dont elle prendra chaque plaisir, d'arracher ses membres de son corps. Et de boire ce sang comme si elle buvait un nectar fabuleux juste pour le plaisir de tuer. Le regard de Kirali c'était perdu dans cet vaste étendu d'arbres. La nuit j'étendais de façon a envelopper tout ce qui se trouvait sur la terre. Du haut d'une falaise, son regard c'était perdu vers ce ciel noir mélangé de bleu foncé qui était influencé par la claire de lune. Ses cheveux volait doucement vers le vent, emporter par le vent hivernal de la saison. Tout était tellement calme, si paisible. Elle aimait ses grands moments de solitudes où il n'y avait pas un seul parasite....du moins c'était ce qu'elle aimait croire. Un peu plus loin derrière elle se trouvait un de ses vampire dont elle n'avait que faire, un simple petit aristocrate au service de son maître. Et bien que sa voix légèrement agaçante était la seule pièce qui cassait cette tranquillité. Kirali n'écouta qu'une seule oreille ce qu'il disait. Les affaires....encore les affaires combien d'endroit c'était elle déplacée cette nuit déjà ? Elle y portait que très peu d'intérêt mais c'était un devoir une obligation qu'elle ne pouvait se s'échapper.
- ....par conséquent lors de nos voyages, nous avons discuté avec nos confrères D'Athène et ils sont bien décidés a rentrer dans votre marcher et collaborer pour cet.....
- La nuit est magnifique fit Kirali d'une douce voix
- Hein ? Euh oui je vous l'accorde Kirali-sama, donc oui, les vampires d'Athène veulent...
- Ce silence me donne envie d'aller chasser....coupa Kirali avec douceur
- Euh....hé bien....donc...Thanathos-sama souhaiterait que quelque personne dont il désignerait avec soin, compare....
- Avez vous déjà pris du repos Lord Takashito ? demanda Kirali en s'avançant dangereusement vers le vampire
- Je....euh il est vrai que sa fait bien longtemps que j'y pense mais....
- Vous devez...fit Kirali en se retrouvant en face du vampire Oui un repos bien mérité, un repos éternel....
Glissant sa main sur son torse avant de prendre doucement la cravate en soie qui était mal mise sur le cou de l'aristocrate qui se mit légèrement a trembler non de frisson mais de peur. Tout en défaisant la cravate cette dernière se mit doucement a lui refaire correctement en parlant d'une voix mielleuse
- J'aime ces moments de tranquillité voyez vous ? On a l'impression que la mort s'empare de obscurité. Que peu à peu les chose s'engouffre petit....à petit
Relevant légèrement le nœud de la cravate de façon violente, le vampire suffoqua d'étranglement un bon coup avant que Kirali ne déserra avec malice et se remit encore a essayer de bien le mettre correctement
-Oui c'est cette partie sombre que j'aime et mon cousin a ce penchant, sans doute un petit coté de famille fit Kirali avec un rictus de dégoût.
Le regard de Kirali se perdit un instant dans le vide, sa faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas prit de contact avec sa " famille". Si ce n'était pas par affaire jamais elle n'aurait fait quoi que se soit pour en entendre parler. Ce n'était que des futilité, la famille servait à rien. Une femme était juste conçu pour reproduire un héritier et sa s'arrêtait là.
- Savez vous la signification du prénom Thanatos lord Takashito ? C'est un prénom qui vient d'un dieu grec dans les temps anciens. Ce dieu était désignée comme la personnification même de la Mort. Cruel, destructeur il était crains des humains. L'incarnation même de la mort....du grand méchant. On vous déjà appris de ne jamais vous fier a un sang pur non ? C'est bien gravé dans votre chair sa non....
Levant a nouveau le nœud en serrant cette fois fortement ce qui étouffa encore une fois le vampire. Les yeux de kirali était devenu sombre et froid qui glaçait littéralement l'atmosphère
- Hé bien ne vous fiez jamais a Thanatos....Relâchant la cravate pour de bon, Kirali se retourna avant d'appendre de son regard l'horizon Voilà c'est finit, votre cravate est bien mise...
Se malaxant douloureusement le cou, le vampire fit d'une voix cassé
- Je...je vous remercie. Mais Kirali-sama, Thanatos-sama est un homme bon, je suis certain qu'il a fait sa pour vous. C'est un vrai
- Chien...coupa froidement Kirali
- Je vous demande pardon ? fit le vampire en écarquillant les yeux
- Il semblerait qu'un petit chien a décidés de faire sa promenade ce soir...fit Kirali amusée. Se retournant ensuite vers le vampire elle fit froidement Envoyer quelqu'un pour partir en Grèce et dite a Thanatos que ce marché ne concerne que nous et qu'il reste dans son pays. On demande que les humains de son pays soit exportés ici non les sales toutous de vampires de son pays. Si il n'est pas d'accord, le contrat sera brisé, Ryoji n'en fera même pas d'objection la dessus. Sur ceux vous pouvez disposer.
Regardant rapidement le vide de la falaise cette dernière mit la capuche de sa cape de voyage sur la tête avant de se retourner.
- Mais....et si envoyer quand même ces guerrier ? Que pourrais je lui dire ?
Le regard de Kirali ce fit plus perfide encore et un demi sourire se dessina doucement sur ses lèvres. Sans savoir pourquoi le vampire se figea glacer par son sang. Cette dernière fit alors
- Si il désobéit a ma décision, ce qui ne risquerait pas être le cas. Je réserverai le sors de ses petits toutous de façon la plus ignoble que celle que je réserve au humain. Et lorsque j'aurai terminé, leurs dépouille du moins ce qu'il en restera lui sera envoyer personnellement.
Une lueur malsaine c'était illuminée dans le regard de Kirali, une lueur presque alarmante. Et sans dire un mot de plus Kirali se laissa tomber dans le vide sous le regard du vampire. lors de son saut de l'ange, tout en tombant de la falaise, la vampiresse avait fixait la lune comme son point d'encrage. Tel un marin qui se repéré avec, Kirali trouva en elle une flamme qui allait la permettre de vivre durant quelques minutes. A quelques maitre du sol cette dernière disparut avant de réapparaitre sur le branche d'un arbre. Voila donc une seconde fois qu'elle se retrouvait dans la forêt. Décidément...ce lieu l'attirait comme une abeille attirée par le miel. Sautant d'arbre en arbre elle pouvait sentir cette présence...oui si frais, si vivante. Elle avait une petite faim et pouvait entendre les battements de cœurs de sa proie. C'était comme si ce son la guidait lorsqu'elle arriva enfin a plusieurs mètres de lieu. La chasse était ouverte.... sautant d'un arbre et se rapprochant de sa proie, voilà qui était intéressant...un hunter ! Où plutôt une....C'était de mieux en mieux elle savait pas que les pourriture de son espèces aimait aussi les bois ! Normalement la seule chose que ses êtres faibles aimaient c'était....tuer et être tuer. Alors qu'elle avait doucement atterrit sur le sol son regard fixa la jeune femme. Elle semblait ailleurs, comme si elle était transporter par une vague de pensée. C'est alors que disparaissant dans l'ombre kirali s'étala dans obscurité comme si elle ne formait plus qu'une avec. Un craquement se fit alors entendre avant que les sens de la jeune hunter se réveilla et qu'elle ne fit un bond avant de pointer son arme. Alors que kirali observait avec intérêt cette scène, qu'est ce que c'est hunter était pathétique, ils était même pas capable de se défendre avec autre chose que leurs petit jouet ! Les armes de hunter.........elle haïssait ses armes comme ses maîtres. C'est avec dégout qu'elle regarde cette chose enragée prêt a abattre........un lièvre, pathétique.....Sa voix se mit alors a résonner autour des lieux en plusieurs échos
" Promenons nous dans les bois......pendant que le loup n'y est pas...........si le loup y est..........." Apparaissant sur une branche avec un sourire aux lèvres, elle finit avec amusement et douceur
" Il nous mangera...... " Le regard amusée et faisant une petite moue afin de se moquer de cette créature a nouveau elle disparut lorsque cette dernière tira en sa direction. Éclatant de rire Kirali s'amusait a la voir tourner et se retourner et dans un échos elle fit
- Allons allons en voilà des manières de saluer convenablement les gens......
Apparaissant derrière la jeune femme Kirali lui murmura
- Tu devrais arrêtée d'user ta gâchette inutilement et apprendre a sentir la présence de ton adversaire afin de surveiller tes arrières.
Reculant vivement en sautant par derrière, le regard de Kirali s'illumina et fixa la jeune femme. voilà donc quelqu'un qui allait l'occupait un peu quelque heures. après tout rien ne pressait, elle avait encore un peu de temps a tuer avant d'aller rejoindre son maitre.... _________________
|
|
| Back to top |
|
 |
Candle Faith ~Membre du personnel~
 Offline
Joined: 24 Jun 2008 Posts: 80
Nom du personnage rpg:: Candle Faith Clan: Hunter Point(s): 86 Moyenne de points: 1.08
|
Posted: Sun 27 Dec - 22:31 Post subject: Promenons-nous dans les bois, tant que les loups y chantent |
|
|
Candle avait fuit la fête. Ces gamineries l'ennuyait à présent. On était loin du faste de l'ancien temps, de la splendeur des bals de minuits où princes et princesses fuyaient pour un soir leur rôle de grands et se mêlaient aux communs du mortels. La gueuse pour une nuit pouvait devenir femme de duc et le gueux caresser la peau satinée des belles damoiselles de hautes lignés. Autrefois c'était cela les fêtes: un magnifique bals où les masques tombaient pour montrer sous un vernis de finesse le véritable visage des hommes. Candle avait évolué un temps dans ses fêtes là. En sortant de la fête elle avait avancé comme mue par un autre désir aux dehors des murs de l'académie. La nuit l'enveloppait comme un doux manteau. Quand avait-elle perdu le goût des chevauchés, de la chasse et du combat ? Quand avait-elle fini par devenir cette loque humaine, prisonnière de responsabilités trop lourdes à porter ? Depuis son arrivé à l'académie, elle allait de surprises en surprises. Il lui manquait c'était certain. Après tout elle avait fait se voyage de sa triste Angleterre jusqu'ici pour le voir à nouveau en croyant follement qu'il la rappellerait vers lui. Mais cela n'avait été qu'une belle chimère. Kaine ne se souvenait pas d'elle. Il n'avait pas continué à vivre comme elle dans les souvenirs d'un passé glorieux. Elle avait retrouvé cet imbécile de cow-boy, son idole d'autrefois et elle l'avait trouvé si différent. Qui était-elle à la fin ? Une professeur ? Une chasseuse de vampire ? Une amoureuse transi ? Une femme solitaire ? Une folle enchainé à son passé ?
C'est la tête pleine de ses questions que Candle avait fuit les murs pour échapper un temps à leurs demandes présentes de réponses. Ce soir serait sa nuit. La nuit où Candle allait laisser derrière elle ses questions stupides et encombrantes et reprendre son identité. Elle s'éloigna de la ville coupant par la grande route, passant devant le pub bourré de gens. Elle avançait à pas réguliers et quiconque l'aurait aperçu aurait pu la confondu sans mal avec ses grandes dames blanches, aux long cheveux noir, que l'on nomme en Angleterre sous le nom de banshee. Elle se hâta vers d'autres lieux plus éloigné toujours plus sombres dans la nuit. Puis son pas s'accéléra l'enfonçant un peu plus dans les ténèbres. Elle avançait et avançait jusqu'à ce que mu par son désir elle s'arrêta devant un pierre suffisamment grande pour permettre à une personne de s'assoir dessus. Elle n'hésita pas un instant et s'y assit. De à elle pris le temps de reprendre son souffle et de considérer son action. Elle leva les yeux au ciel pour apercevoir le croissant argenté de la lune. Qu'elle était belle ce soir, là haut dans le ciel. Cela lui rappelait une autre de ses nuits argentés où elle était alors à l'âge d'or de sa vie.
¤*¤
La coupole doré de la pièce illuminait de son feu l'ensemble de la piste de danse. Son éclat était renfoncé par les milliers de bougies accrochés aux murs. Il donnait à l'ensemble une allures de palais enchantés. Il y avait se soir là tout ce que le beau monde connaissait de personnalités. Les couples se donnaient la main et partait en danses langoureuses et doucereuses. Dans un coin de la pièce se trouvait Candle Faith alors plus jeune que maintenant. Elle tenait à la main une flute de champagne et son sourire brillait plus que la flamme des bougies. Autour d'elle se trouvait quelques prétendants d'un soir. Ils se pressaient près d'elle, effleurant sa main, caressant ses bras et humant son parfum. C'était le soir de Beltane. Et quiconque était suffisamment intéressé par le mythe y voyait en cette fête le plaisir des retrouvailles et d'une soirée fort mouvementé. On danserait jusqu'à l'aube autour du mat qui avait été installé dans la pièce. Le feu des bougies serait la purification des corps et chacun repartirait le lendemain sans avoir ses péchés sur le dos. Candle avait alors le sourire d'une adolescente, sûr de ses charmes et la tête pleines des délices de ce soir là. Alors qu'elle plaisantait avec l'un de ses soupirants, une voix vint la sortir de ses rêveries.
« Et bien Candle, la fête bat son plein et tu n'es pas en reste se soir. »
La jeune fille se retourna vivement pour apercevoir le beau visage de Laurence. Il était si beau avec ses cheveux mi-long blond comme les blés ternissait l'éclat même de la coupole d'or. Dire qu'il était beau était un euphémisme. Et le cœur de l'adolescente qu'elle était rebondit dans sa poitrine avec force. C'était les premiers émois de sa jeunesse. Bien qu'il emplissait avec force ses oreilles, elel n'allait pas se laisser faire par son cœur. Elfe releva une mine boudeuse vers lui et répondit avec morne.
« Que veux-tu L.V ? »
Ce dernier lui sourit avec arrogance. Il désigna d'un mouvement du menton son compagnon de la soirée.
« Rien, je faisais simplement allusion au damoiseau qui t'accompagne. Je ne savais que tu appréciais tant les minets. »
Le damoiseau en question se sentit insulté et jeta un regard incendiaire au nouveau venu. Candle sentit que l'air commençait à tourné. C'était toujours ainsi. Elle ne pouvait profiter des avantages d'une mission comme celle-ci sans que L.V la rappelle à l'ordre. Tout comme son père, il était insupportable et son arrogance sans pareil. Cependant au contraire de son père, sa beauté faisait parfois pencher le cœur de Candle vers l'indulgence. Elle attrapa le bras de son soupirant et d'un regard le supplia de ne pas se laisser aller.
« Edmund, mon cher ami, pourriez vous aller remplir à nouveau mon verre. »
Et ceci dit elle lui donna avec force le verre. Il n'eut alors d'autres choix que de lui obéir. Alors qu'il s'éloignait, Laurence partit d'un rire moqueur.
« J'ai toujours cru que tu les aimait plus intéressant. »
« Occupe toi de tes oignons L.V » répondit Candle.
« Pas se soir ma belle. Il lui attrapa le bras et la détailla de la tête aux pieds. Tu es incroyable se soir. Sens-tu la magie de Beltane ? Elle aspire tout ce soir. »
Il était dangereusement près. Candle savait qu'il ne fallait pas se fier aux paroles de L.V. Elles étaient comme le poison: délicat mais mortels. Il avait sans aucun doute une idée derrière la tête. Elle n'était pas prête à lui laisser une chance bien que son cœur semblait avoir entamé une danse endiablés. Il pris sa main et la posa sur son torse à lui. Candle aurait voulu retirer ses doigts mais il l'en empêcha en prononçant ces paroles:
« Tu m'accorderai cette danse ? »
« Et la mission... »
« Elle ne s'envolera pas se soir. Juste une danse Candle. Qu'est-ce que cela peut bien te couter ? »
Elle leva les yeux et se perdit dans les siens. Elle n'entendit pas sa voir répondre qu'elle acceptait et sans qu'elle sans rende compte elle dansait ans les bras du plus beau garçon de toutes la guilde. Il la guidait dans cette danse comme seul ceux qui savent qu'ils sont ce qu'il y a de mieux peuvent le faire. Laurence était toujours sûr de lui dans son travail, avec les femmes et dans les situations intimes. Il ne craignait jamais le refus puisqu'il savait qu'il n'en aurait pas.
« Tu es devenu si belle Candle. On ne reconnaît plus l'enfant sauvage d'autrefois, murmura-t-il à son oreille. Tu es presque devenu désirable ma belle aventurière. Ils te tournent tous autour cherchant à acquérir tes faveurs. »
Son cœur eut un raté à ses premiers mots mais la suite de son discours la plongea dans la perplexité. Il se pencha davantage vers elle, ses lèvres si proche des siennes.
« Candle Faith... je crois bien que tu es devenu mon péché. »
Et ses lèvres se joignirent aux siennes. Si les premiers instant surprirent Candle, cela ne dura pas longtemps, car elle répondu avec autant d'ardeur au baiser de Laurence que lui même. Ils se lièrent cette nuit de Beltane où la lune brillait à travers les grandes vitres. Unis dans leur destin de tueurs d'immortels, dans leurs jeunesses à faire et dans la beauté d'un soir. Lorsqu'enfin ils se séparèrent, Laurence un sourire taquin sur les lèvres ajouta comme conclusion:
« Cette nuit là et la notre ma belle aventurière, nous ne failliront pas à notre mission. »
Candle éclata d'un rire insouciant. Il semblait si sûr de lui que cela la contaminait aussi. Même si cette mission semblait si dangereuse et périlleuse, ce soir là il semblait qu'elle aurait pu déplacer des montagnes. Ils s'éloignèrent l'un de l'autre heureux pour cette instant. A ce moment là elle se sentait si maitresse d'elle, femme par excellence et chasseuse jusqu'au bout des doigts. Alors qu'elle avançait dans la foule grandissante elle aperçut la personne qu'elle cherchait. Il se retourna, le visage bienveillant habituel calqué sur sa figure. Elle le sera dans ses bras.
« Tu ne devinera jamais ! »
« Inutile je le vois sur ton visage. »
Elle lui sourit et le sera encore contre son cœur. Il était étranger à sa vie solitaire de guerrière mais il était une lumière dans les ténèbres pour quiconque l'approchait. Elle le connaissait de l'ambassade japonaise. Il lui servait cette fois là de couverture comme précédemment depuis leur rencontre. Il était un ami de cœur, un frère à rajouter. Si elle n'avait vécu au sein de la guilde nul doute qu'elle serait lié à lui aujourd'hui juste parce qu'il n'était que fraicheur et bon sentiments.
« Jishaku... »
« Je sais, dit-il en posant un doigts sur ses lèvres, allons la fête n'est pas fini se soir. »
Et bras dessous bras ils avancèrent.
¤*¤ Candle soupira. C'est vrai que dans le temps quand elle doutait il n'y avait que Jishaku pour la sauver de ce poison virulent. Mais il n'était plus et elle avait longtemps pleuré sa mort, elle la femme qui ne pleurait plus pour quiconque. Nul doute que s'il l'a voyait ainsi il désapprouverait tout ce pessimisme, lui qui était toujours serviable. Elle se releva soudain illuminé. Pour la mémoire de Jishaku elle ne devrait pas faiblir. Qu'importe que Kaine ne se souvienne plus d'elle. Elle l'avait aimé et s'il était toujours le même homme il n'y avait aucune raison que le passé ne se répète pas. Qu'importe que Yagari, ce cow-boy mal embouché soit ainsi et que lorsqu'elle le croise son cœur s'affole un peu sans raison. Elle finirait par comprendre pour quoi. Qu'importe ses obligations, elle vaincrait les obstacles pour Jisaku. Si Candle avait pu voir les esprits, son cœur aurait été doublement rassuré. Jishaku bien que mort gardait toujours un œil sur ceux qu'il avait aimé. Et bien qu'il ne puisse les toucher comme autrefois il restait près d'eux comme auparavant. Il fallait juste ouvrir son cœur suffisamment pour être ne serait-ce qu'un peu touché. Mais alors qu'elle prenait tant de bonne résolution, Candle entendu des bruits suspects. Elle couru vite vers le bruit et lorsqu'enfin lui apparut ce qui faisait tant frémir l'endroit, elle se figea comme la glace.
« Impossible... »
Le mot lui échappa dans un murmure. Il y avait là une autre femme, qu'elle devina sans peine être une Hunter tout comme elle. Bien qu'elle ne remit pas son nom tout de suite elle était persuadé de l'avoir déjà vu. La guilde avait tant de chasseurs qu'il était parfois dur de tous les connaître. Mais ce n'était pas cela qui avait laissé échappé se mot étrange. Non c'était l'autre femme qui en était la raison. Cette femme que Candle n'aurait jamais cru revoir. Comme s'était étrange d'avoir pensé à Jishaku et de la revoir après. Était-ce prémonitoire ?
« Kirali... »
Comme une ombre du passé Kirali était là mais ce que Candle ressentit en la voyant n'avait plus la même saveur qu'avant. Elle sentait ses mains trembler et il n'y avait qu'une seule raison pour que celles ci se comporte ainsi. La chasse s'ouvrait toujours de cette façon. Mais pourquoi pour Kirali ? _________________
|
|
| Back to top |
|
 |
Fantine Aveleen ~Day Class~
 Offline
Joined: 13 Jul 2009 Posts: 13
Nom du personnage rpg:: Fantine Aveleen Clan: Hunter Point(s): 16 Moyenne de points: 1.23
|
Posted: Fri 15 Jan - 21:36 Post subject: Promenons-nous dans les bois, tant que les loups y chantent |
|
|
La présence que Fantine avait entendu arriver se dégagea de l’ombre dans laquelle elle s’était dissimulée. Elle se mit à chantonner cette veille comptine que la jeune fille avait longtemps chantée avec sa mère quand elles partaient dans la forêt environnant leur chalet, mais elle n’avait plus qu’un vague souvenir de ceci, bien trop vague pour vraiment s’en souvenir vraiment. Crachant son venin à la manière d’un serpent prêt à sauter sur sa proie pour l’étouffer, la créature ne cachait pas le dégoût qu’elle ressentait à l’égard de Fantine, laquelle pointait son fusil en sa direction. " Promenons nous dans les bois......pendant que le loup n'y est pas...........si le loup y est..........." Le regard de la chasseuse s’attarda sur la créature qui venait d’apparaître… C’était une vampire aux traits finement dessinés et d’une grande beauté, de cette beauté malsaine dont sont pourvu ses semblables. Cette beauté qui pousse les Hommes à admirer les Buveurs de Sang, à les aimer, et puis peu à peu, à plonger dans les douloureux tourments d’une passion incontrôlable, et toujours à sens unique. La froideur qui émanait d’elle, de son visage, de sa posture, de l’air hautain et méprisant qu’elle arborait, du sourire au coin de ses lèvres, tout ceci ne le rendait que plus effrayante encore. A n’en point douter, il s’agissait là d’une sang-pur. Même sans cette prétention qui était sienne, il était facile pour une chasseuse de le deviner. Ce n’était pas cela qui l’effrayait. A vrai dire, Fantine en était arrivé à un tel point de malheur qu’elle ne craignait plus rien. " Il nous mangera...... "
Fantine ne put que ressentir plus de haine à son égard. Ce n’était pas le fait qu’il s’agisse d’un vampire qui la rendait si aigrie, mais le fait que l’on ait troublé le calme dans lequel elle se reposait enfin, aussi bien le corps que l’esprit. Ce qui la dérangeait plus que tout, c’était cet air que la créature du Diable affichait. Elle s’amusait, oh oui, elle s’amusait, et Fantine savait pourquoi. Elle venait de trouver une proie distrayante, un jeu amusant à faire. De plus en plus énervée, elle appuya sur la gâchette, et le coup partit, résonnant bruyamment dans le silence de la nuit. Elle savait que ceci était inutile, et même complètement stupide. Mais elle agissait souvent sans réfléchir. Cela lui coûtait beaucoup dans sa profession, et c’est pour cela qu’elle n’avait jamais obtenu plus de respect de la part de ses collègues.
- Allons allons en voilà des manières de saluer convenablement les gens......
- Je te retourne la remarque, démon, répondit Fantine entre ses dents.
Car oui, cette femme à la beauté fatale était un démon, rien d’autre qu’une créature nait dans les flammes de l’Enfer. Elle s’amusait diaboliquement à prendre sa proie au dépourvu de cette manière, de s’amuser avec elle, de la pousser dans ses derniers retranchements. Fantine savait ce que la Vampire était en train de faire, car elle-même l’avait fait autrefois, quand il lui fallait tuer un cerf ou une chèvre pour survivre. Sauf que jamais Fantine n’avait éprouvé de plaisir à cela. C’était naturel, élémentaire, parfois, c’était une sorte de jeu, mais même dans ces conditions, jamais elle n’en riait. C’est pourquoi elle pouvait dire que ce sang-pur était un démon. Elle l’entendait tourner autour d’elle, faisant le tour de la clairière, échappant à son regard, réapparaissant soudainement. C’était à en avoir le tournis.
Fantine l’entendit alors murmurer, juste derrière elle :
- Tu devrais arrêtée d'user ta gâchette inutilement et apprendre a sentir la présence de ton adversaire afin de surveiller tes arrières.
Le regard de Fantine s’embrassa. Elle savait qu’elle n’était pas une Hunter extraordinaire, elle était bien loin d’égaler certains membres de la Guilde. Elle avait conscience de ces faiblesses, de ses maladresses, et tentait de son mieux de s’améliorer de jour en jour. Mais elle savait qu’elle n’était pas encore vraiment prête à faire face à un vampire comme celle-ci. Quoi qu’il en soit, elle n’avait pas de leçons à recevoir d’un tel monstre, surtout pas d’elle Fantine se retourna vivement, mais déjà, la vampire était partie.
Tout ceci ne rappelait que de mauvais souvenirs à Fantine. Ces parties du jeu du chat et de la souris auxquels se livraient les Buveurs de Sang lorsqu’ils partaient en chasse étaient une vraie boucherie. Car pour eux, bien souvent, ce n’était qu’un jeu. Un jeu malsain, qui n’aboutissait en général qu’à une seule issue : la mort de l’animal traqué. Et cela, Fantine ne le savait que trop bien.
Un jour qu’elle avait quinze ans, elle revenait d’une promenade nocturne dans les alentours de la maison qu’elle partageait avec son père. A peine eut-elle franchi les grilles du jardin qu’une odeur lui parvint. Son sang ne fit qu’un tour, et ses membres se figèrent d’effroi. Cette odeur, elle la connaissait. La Grande Faucheuse était passée en ces lieux, il y avait quelques heures à peine, répondant son souffle pestilentiel sur son passage, embaumant la maison de relents désagréables, sinistres, et mortifiants. Le cœur de Fantine se mit à battre follement. Elle pressentait un grand malheur, mais n’osait songer à ce qui pouvait être arrivé. Il était impossible que quelque chose de grave se fût passé. Fantine entra doucement dans la maison.
- Akiyoshi ?, murmura-t-elle doucement. Pa…Papa… ?
Mais aucun bruit, aucune réponse ne lui parvint. La jeune fille fit le tour de la maison. Ci et là, quelques meubles étaient retournés, les pièces désordonnées. Mais ce n’était pas non plus encore trop inquiétant. Lorsque Fantine poussa la porte de la dernière pièce, elle sentit que c’était ici que la Mort s’était déchaînée le plus. Son odeur y était plus âcre que jamais, plus intense qu’elle ne l’avait été encore. Il faisait sombre, et elle ne pouvait distinguer grand-chose. Elle fit un pas dans la pièce. Flop Ses yeux, s’habituant à l’obscurité, distinguèrent peu à peu une masse sombre dans un coin de la pièce. Fantine fit un deuxième pas. Flop Un troisième pas. Splash ! Cette fois, Fantine, s’étala de tout son long dans une grande flaque d’eau. Que faisait une flaque d’eau dans l’entrée ? Mais la jeune fille le savait déjà. Elle se releva dans un hurlement d’horreur. Car ce n’était pas de l’eau, mais bien une immense flaque de sang qui se répandait tout autour du cadavre de son père qu’elle aimait tant.
« Papa ! cria-t-elle, se précipitant vers la masse difforme qu’elle avait aperçue, Papa !!! Oh non, mais c’est pas possible, non, non, non ! »
Les larmes commençaient à ruisseler sur son visage. Elle se précipita pour allumer la lampe, et la petite chambre fut soudain baignée d’une lumière blafarde. Le corps de son père, étendu dans une position anormale, dans un coin de la pièce, présentait d’atroces mutilations, des coups d’épées, de griffes, et ces marques, ces marques reconnaissables entre milles… Deux trous rouges sur sa gorge. Fantine comprit ce qui s’était passé, mais ne pouvait s’y résoudre. Avec la force dont elle disposait, elle retourna son père sur le dos, et tant bien que mal, tenta en vain de la ranimer. Mais la vie avait quitté ce corps vigoureux, et l’âme qui l’avait habité, cette âme qui avait su apporter amour et joie au cœur de Fantine, cette âme-là s’était envolée. Il n’y avait plus rien à faire, mais Fantine ne le comprenait pas encore, elle ne pouvait s’y résigner. Un bruit de métal résonna à l’entrée de la porte. La jeune fille se retourna vivement, dégainant son revolver et le pointa en direction de l’inconnu qui s’avançait d’un pas lourd, un long katana à la main.
« Fantine, murmura-t-il, un sourire sadique au coin des lèvres. Je ne pensais pas te voir aujourd’hui…. Je vais pouvoir m’amuser encore un peu… »
« Qu’est-ce que… qu’est-ce que vous voulez ? Pourquoi vous l’avez tué ? Monstre ! hurla Fantine, son regard chargé de haine le jaugeant avec dégoût »
« Monstre ? répondit le jeune vampire. Est-ce moi, le monstre ? Ton père a tué le mien, me privant de tout ce qui faisait mon bonheur, détruisant ma vie, annihilant mes rêves, réduisant mes espoirs… La juste chose était de me venger, ne crois-tu pas ? Oh, bien sûr, il ne faisait que son travail, ajouta-t-il d’un ton méprisant. »
Fantine ne répondit rien. Elle était partagée entre la peur, le désespoir, la haine, la douleur de perdre un être cher. Elle ne pouvait pas encore réagir, préférant laisser la haine emplir tout son être. C’était plus facile d’être plein de haine que de souffrances.
« Si j’avais su que tu reviendrais si vite, j’aurais attendu de te tuer devant ses yeux. Mais ce qui est fait est fait. Je me suis bien amusé avec ton père, déclara-t-il dans un éclat de rire, un rire froid, glacial. C’est comme traquer un animal. D’abord, on le repère. Ensuite, on lui fait comprendre qu’il est pourchassé. On le poursuit, on lui court après, et lui, il cherche à s’échapper. Oh ! Au début, il essaie de se défendre, mais quand il voit qu’il n’a pas beaucoup de chance, il s’enfuit. Alors, le prédateur n’a plus qu’à le talonner, à le pousser dans ses derniers retranchements. Alors, lorsqu’il comprend qu’il n’y a plus d’espoir, il s’arrête, et tente une dernière fois d’échapper à sa mort qui déjà lui tend les bras. C’est un jeu, rien de plus. Le chasseur se joue de sa proie, il s’amuse avec elle. Quand enfin il l’a saisie, faisant un peu durer le plaisir, il peut s’amuser autant qu’il veut avec elle. Lui faire subir mille et une douleurs, la tuant lentement, faisait durer toujours plus longtemps ses souffrances et ses peines. C’est une juste récompense après une chasse ardue. Et je peux te dire qu’avec ton père, celui que tu sembles tant aimer, ce fut une chasse fabuleuse ! Oh oui ! Quel plaisir n’ai-je pas pris à l’entendre gémir, à l’entendre murmurer ses dernières prières ! Et quand il rendit enfin son dernier souffle !!! Quelle extase ! »
Le jeune vampire éclata d’un rire tonitruant, une lueur malsaine, diabolique illuminant son regard rouge sang. Fantine, horrifié devant un tel monologue, en était toute retournée. Elle n’hésita plus, et tira. Tira, encore et encore, ses sanglots si bruyants accompagnant les coups de feu dans une sordide symphonie.
Et puis le rire du vampire s’effaça, vaincu. Bientôt, seul un tas de cendre demeurait dans l’entrée. Peut-être était-ce ce qu’il avait cherché, peut-être était-ce dans le but d’en finir qu’il avait provoqué la jeune fille. Fantine se retourna vers son père, et pleura amèrement sur ce corps mutilé.
Ce jour-là, elle comprit à quel point les vampires pouvaient être des animaux cruels. Ils s’amusaient à voir leur proie démunie, ils jouaient avec eux comme… il n’y avait pas de comparaison possible. Et en cet instant, elle avait l’impression de se retrouver à la place de son père. Lui qui avait pourtant été un grand chasseur n’avait pu échapper à ce vampire. Alors que pouvait-elle faire face à un Sang Pur ?
Fantine n’avait pourtant pas peur. Sa vie ne lui importait pas, alors elle n’avait rien à perdre. Mais l’idée de mourir ici, seule, dans cette forêt, ne lui plaisait guère. Quoi qu’à bien y réfléchir, ici ou ailleurs, elle mourrait forcément seule.
Fantine sentit une seconde présence dans cette clairière. Celle-ci était humaine, et il lui semblait qu’elle l’avait déjà rencontré. Mais elle n’en était pas certaine, et ne pouvait probablement compter sur aucune aide.
« Je n’ai pas l’intention de te servir d’entrée, ou de dessert, je ne sais pas où tu en est dans ton repas, grogna Fantine entre ses dents. Mais si tel est mon destin, dis moi au moins ce que fais une Sang-pur si près de cette école ? Tu ne t’amuses plus chez toi, il te faut désormais venir semer la pagaille ici ? »
Fantine savait que d’étranges événements se passaient dans l’académie, et bien qu’elle n’y soit guère attaché, il lui était désagréable de la voir en danger. Et vu le caractère sadique de cette vampire, il y avait fort à parier qu’elle préparait quelque mauvais coup. Il était évident que cette femme était mauvaise, et sa présence ne présageait rien de bon. Absolument rien. _________________

|
|
| Back to top |
|
 |
Kirali Hikari ~Vampire~
 Offline
Joined: 13 Sep 2008 Posts: 29
Nom du personnage rpg:: Kirali Hikari Clan: Vampire Rang: Noble Point(s): 31 Moyenne de points: 1.07
|
Posted: Sun 7 Feb - 17:54 Post subject: Promenons-nous dans les bois, tant que les loups y chantent |
|
|
Décidément qu'avait ces faibles créatures a tirer sur tout ce qui bouge ? C'était décidément très désagréable et déplaisant, a croire qu'ils n'avait que sa a faire que de gaspiller pour si peu des gâchettes. Mais Kirali n'en pouvait pas les en vouloir, oh non....Combien même les humains étaient faibles, les hunters étaient pire. Car ces créatures n'avait que pour seul but d'exterminer et si on les enlevait cela...il ne leurs restaient pour la plupart plus rien ! Oui il se donnait l'air d'être fort avec une capacité de combat plus supérieur qu'un simple humain et aussi avec leurs armes. Mais si il n'avaient pas tout ça, que se passerait il donc pour eux ? La réponse était simple : Ils seraient de vulgaire insecte écrasée. Oui en effet, les hunters seraient sans leurs petit jouer et leurs fiertés détestable, de méprisables papillons sur qui ont auraient arrachés les ailes. Cela lui faisait a la fois pitié et augmenter sa haine envers ses êtres a chaque fois qu'elle en croisait un. Ils se croyait être supérieur, presque des superhéros mais c'est là qu'ils avaient faux. Non c'était des minables pensant que tuer étaient un crime mais qui ne voyait en aucun cas que ce pêcher était aussi les leurs. Leurs mains teinté d'une liquide rouge cette odeur de poussière qui s'envole juste après, les empreignant du dernier souffle de sa race était une preuve irréfutable. Il n'y avait ni de méchant ni gentil, du moment ou une personne tuer un être dont le cœur battait, c'était un crime et sa faisait de cette personne un criminel. Mais ses humains étaient bien trop stupide et arrogant pour l'accepter. Il étaient aussi faible qu'un petit agneau venant au monde. Et pour y survivre, il n'avait trop choix que ce dire qu'il n'y avait pas d'autre chemin possible et ce qu'ils faisaient, était bien. Oui jouer les héros était une façon pour ses hunters de se voiler la face sur leurs crimes. Pauvre créatures sans intérêt....afin de ne pas se faire bouffer par le lion, il portaient un maque remplit de mensonge. C'était presque pathétique.... La vampiresse quand à elle assumait parfaitement le monstre qu'elle était. Et ce n'était pas une vérité c'était un fait ! Elle aimait le sang autant qu'elle aimait entendre les battements du cœur de sa victime résonnaient dans sa main. Non elle ne cachait pas qu'elle même avait prit un chemin sombre et lugubre. Voir ses hunter criait qu'elle étaient un monstre était certes vrai, elle n'allait pas les contredire...mais cela résonnait tellement faux a ses oreilles de la part de ses chasseurs, que cela lui en est presque insupportable a entendre.
Sa proie étaient devant elle, le visage remplit de haine et de colère. Cette expression ne l'en amusait que d'avantage. Elle aimait se perdre dans ce genre de regard ! Sa ne rendait que cette partie de la chasse que plus amusant encore. Et dans un même rituel, ce même geste que ces petits créatures ne pouvaient se passer, elle utilisa son arme gaspillant ses balles pour le plaisir de lui tirer dessus, bien que sachant que ce geste stupide était inutile. Lorsqu'elle lui avait part avec moquerie que c'était pas un façon de saluer les gens, lee pauvre petit agneau montra ses dents
Fantine : Je te retourne la remarque démon
- Tu es bien loin de la vérité ma chère petite hunter....bien loin.
Face a cette remarque, la sang pur ne put s'empêcher d'acquiescer un sourire amusée. Démon.....combien de fois avait elle entendu ce surnom. Démon, sorcière, pécheresse...tout ses surnoms tellement vrai mais aussi tellement loin de la réalité la faisait rire...Non elle n'était pas un démon....elle était bien pire que ça. Et cette fillette en verra a ses dépends. S'amusant avec cette fille ce n'est qu'une simple question de temps avant qu'elle ne s'en lasse. Il y avait en elle rien d'intéressant et c'était parce qu'elle commençait a avoir un petit creux qu'elle était d'humeurs joueuse. Les feuilles c'étaient doucement envolés dans les airs sous la pression de ses pas posés sur le sol avant de s'arrêter derrière la jeune fille. Lui murmurant de sa voix des plus mielleuse des paroles murement choisie afin de lui faire sentir ce qu'elle représentait a ses yeux, cette dernière s'était retourner avant qu'à nouveau la jeune femme disparut avant de réapparaitre un peu plus loin. Ses yeux croisa celui de la proie et le silence c'était abattu entre elles. Le vent soufflait doucement faisant voler légèrement ses longues cheveux. Son sourire n'avait pas disparut depuis qu'elle avait ait sa rencontre. Comme un loup approchant de sa proie et attendant un signe de sa part, elle l'observa son visage éclairée sous le clair de lune. La couleur de sa douce peau et ce regard sauvage la faisait frémir. Oui elle avait envie d'avoir cette fille et de jouer avec comme une simple poupée afin de faire un vilain caprice et de fracasser doucement ses os. Les entendre brisées petit à petit comme une douce mélodie afin que personne d'autre ne repasse derrière, c'était bien là une belle mort. Elle était si jeune, mais déjà remplit de haine suffisante pour tenir, elle pouvait le voir dans son regard, cette rancœur. Sous le reflet de ses jolies yeux, elle pouvait se voir. Oui elles étaient pareilles, elle la détestée comme elle la haïssait. Bien que cette haine était pour des raison différente, c'était un même sentiment. Pauvre petite....elle n'aurait jamais dû naître dans ce monde et encore moins d'avoir croisée son chemin. Ce n'était pas sa faute mais c'était juste un fait. Son instinct était bien plus forte que le reste. Elle avait envie de sang et de chair. Elle avait envie de tuer pour décompressées. Et elle vouait une haine immense envers les hommes. Tout ses faits étaient assez suffisant pour ne pas écouter le reste. Elle était ainsi, et ne pouvait désormais changé. C'était ainsi qu'elle voyait les chose afin de continuer a vivre.
Le vent c'était a nouveau mit a souffler et levant légèrement son regard...voila qui était intéressant. Il semblerait que finalement elles n'étaient pas les seuls a vouloir faire une petite balades ce soir. Ce constat l'en amusa, et ceux encore plus lorsqu'elle sentit cette présence s'approcher. Décidément la forêt avait beau être sombre, elle regorgeait ainsi donc toujours des surprises...Se focalisant a nouveau vers la petite sauvageonne, cette dernière fit alors dans une détermination frémissant
Fantine : Je n’ai pas l’intention de te servir d’entrée, ou de dessert, je ne sais pas où tu en est dans ton repas. Mais si tel est mon destin, dis moi au moins ce que fais une Sang-pur si près de cette école ? Tu ne t’amuses plus chez toi, il te faut désormais venir semer la pagaille ici ?
A sa phrase, Kirali laissa échapper son rire cristalline face a ce qu'elle venait de dire. La regardant on ne peut plus amusée, de sa douce voix froide, la jeune femme fit donc avec une certaine arrogance
- Entrée ou désert dis tu ? C'est beaucoup trop. Je vais être réaliste....vu ta consistance tu n'es qu'a mes yeux rien d'autre qu'un petit apéritif.
Touchant une mèche de ses longue cheveux, avant de le tournoyer avec son index et de faire glisser son doigt, Kirali répondit alors avec la plus grande innocence du monde.
- Et quand a tes autres questions tu as une langue bien pendu. On ne t'a jamais donc dis que la curiosité était un vilain défaut ? Le regarde de Kirali se fit plus doux et elle continua alors Bien si c'est ça je vais donc répondre a ta question.....La raison est de ma venue ici......et bien c'est tout simplement la même que la tienne. J'avais envie de me promener au clair de lune, je trouve sa si.......romantique !
Elle avait dit cela avec sérieux mais elle savait très bien que ce petit jeu de moquerie ne plairait pas du tout a cette créature fort lassante. L'académie cross....cette académie où elle allait devoir y allait, elle n'avait pas vraiment pensée que cette endroit était proche de son entrevue et le simple fait que cette fillette était une élève venait de cette prestigieuse académie rendait les choses encore bien plus intéressante...Le regard de la jeune femme se mit alors a briller d'un lueur pour le moins inquiétante et elle fit alors en posant délicatement son doigt sur ses lèvres
- Mais tu as raison...Pourquoi rentrer chez soi lorsqu'on a trouver de quoi s'occuper a l'extérieur ?
Sur ses paroles Kirali disparut et se dirigea a une vitesse affolante vers la jeune fille qui esquiva son coup. Mais c'est sans lâcher prise que la vampiresse se baissa afin d'éviter son attaque et de porter un coup sur l'abdomen , la propulsant contre un arbre. Mais alors qu'elle crut que cette dernière allait s'écraser dessus, la jeune fille avait plaquée son fusil sur le sol avant de se servir comme appuis et de se retourner afin de prendre appuis sur l'arbre. Se propulsant ensuite vers Kirali, cette dernière avait levée son fusils, et lui tira de ces balles dont elle détestait tant. La précision dont faisait preuve cette fille était époustouflante. Une des balles effleura alors doucement son visage lui laissant une petite trace. Posant sa main avant de lécher son sang, fonçant légèrement les sourcils Kirali couru alors en la direction de Fantine en évitant les balles avant que les jeunes femmes ne se croisaient. Évitant sa frappe du fusil de justesse, Kirali lui attrapa la main la soulevant et la plaquant violemment sur le sol. Sans s'arrêter là, la jeune vampire posa sans retenu son pied, dont ses talons haut et pointu fit craquer la main de la fille. Posant ensuite son pied sur l'arme, elle le fit glisser un peu plus loin avant de dire doucement mais cette fois froidement
- Je pense que cette arme t'es inutile.....Félicitation, tu as réussit a me mettre de mauvaise humeurs. Sais tu que même pur une sang pur, se faire blesser par une arme anti vampire peut être mortel ? Hum.....tu n'es finalement pas aussi lassante que sa...mais il semblerait que tu ne vas pas être seule ce soir....
Tournant froidement son regard vers cet intrus qui c'était enfin décidée a ce montrer. Une magnifique femme apparut alors devant ses yeux et fit alors sur un ton remplit de surprise comme si elle semblait voir un fantôme
Candle : Impossible...
Cette voix, cette expression. C'était si lointain mais des flashs de son passé étaient en train d'envahir son esprit. Des rires résonnaient dans sa tête et le souvenir de ses moment de " bonheur " enfuit en elle montait a la surface. C'était a la fois douloureux et déplaisant. Levant son regard vers cette personne et posant un regard des plus glacial....oui cette femme faisait partit de son passé, et faisait partit de sa vie.....Il lui avait présenté a cette époque, et elle pouvait se souvenir distinctement de ce visage dont la beauté était effroyable mais dont le regard mystérieux était remplit de mélancolie comme a cet instant.
Candle : Kirali...
- Candle fit cette dernière comme si c'était une simple salutation
Elle n'avait jamais revu cette femme depuis bien longtemps, a vrai dire elle ne l'avait que rapidement deux ou trois fois. Elle le connaissait par lui et elle pouvait se souvenir de son sourire en mentionnant qu'il avait de la chance d'avoir pour amie. Voila bien la une erreur....elle n'avait jamais servis a rien comme d'ailleurs tout ses hunters qui faisait partit de la guilde. Marchant sur la main de Fantine afin de se diriger vers un rocher où elle prit place avec grâce. Croisant ses jambes avec délicatesse elle observa la jeune femme avec un sourire...Le monde était bien étrange, elle qui faisait tout pour ne pas avoir a faire avec des gens qui aurait put connaitre la femme qu'elle était, la voila en compagnie de Candle Faith, hunter de renomme et aussi amie de son défunt fiancé. psant ses deux mains sur le rocher cette dernière fit
- Belle soirée pour se promener n'est ce pas ? Sa faisait bien longtemps.....depuis quand déjà ? Ah oui depuis cette époque où il était encore en vie.....
Son regard remplit de haine mais aussi de colère brillait a l'encontre de cette dernière. Le passé était le passé et elle ne pouvait se permettre de rester faible devant ces souvenirs...non. Il fallait qu'elle se montre comme elle l'était d'habitude et ne pas être surprise par cette rencontre pour le moins surprenante....
( Pitiponk je me suis permise d'insérer une scène de combat entre Fantine et Kirali, si quelques chose te dérange tu me le dis ok ? ) _________________
|
|
| Back to top |
|
 |
|
|